Précarité et exclusion

clinique du lien social

L'intervention clinique de via voltaire se positionne à la rencontre de deux nécessités : l'une prenant en compte le mal-être et la souffrance du sujet en situation de précarité sociale et économique, l'autre répondant à la mission de solidarité à la personne.

L'engagement de via voltaire s'inscrit notamment dans le cadre d'Insertion du Conseil Départemental de l'Hérault; l'ensemble des professionnels adhère aux valeurs éthiques et morales déclinées dans le PDI et œuvre à la mise en application de la loi RSA, proposant ainsi une compétence spécifique liée à la clinique du sujet en situation de précarité. Le psychologue se situe au point de césure entre réalité économique et souffrance du sujet. Il lui appartient de créer les conditions de passage d'une réalité visible – précarité, destitution, ... - que les mots, confisqués par la souffrance, ne peuvent traduire à la formulation d'une parole pour enfin interroger ce qui, de ce dire, est à entendre.

Ce n'est que dans ce saisissement et la réappropriation d'une position subjective, que le sujet pourra trouver les ressources nécessaires à sa remobilisation à partir d'un travail sur l'émergence de ses propres désirs comme sur les freins qui s'y opposent, lorsque qu'il sera engagé dans sa propre dynamique et non plus celle de l'Autre - le social, l'institution, la famille -, sa demande sociale et individuelle pourra alors s'organiser dans un processus d'autonomie et d'appropriation.

 

Dans le cadre de sa mission en direction des allocataires du RSA - Revenu de Solidarité Active (PDD/DIES CD 34), via voltaire accompagne des personnes en grandes fragilités psychosociales et/ou présentant une pathologie physique ou psychiatrique lourde. Après un temps d'évaluation des problèmes de santé qui empêchent les démarches d'insertion sociale et professionnelle, les équipes de via voltaire travaillent à la remobilisation psychique du sujet et à son orientation vers les services de soin et d'insertion socioprofessionnelle adaptés. C'est en renouant avec son histoire singulière que chaque sujet pourra commencer à s'inscrire dans un futur proche puis plus lointain, à se projeter.

Dans le même esprit de solidarité, vingt points-écoute psychologique ont été créés sur le territoire départemental : Béziers, Carnon, Castries, Clermont l'Hérault, Frontignan, Ganges, Gigean, Gignac, Jacou, Lodève, Lunel, Mauguio, Pignan, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Mathieu-de-Tréviers et Sète. La prise en charge psychosociale s'adresse à un public dont la souffrance constitue un frein majeur pour son accès à l'insertion professionnelle, à l'emploi, au soin mais également à une autonomie personnelle ou sociale.

Par ailleurs, trois infirmiers de via voltaire assurent le suivi santé des allocataires du RSA accompagnés par les référents uniques par le biais de permanences avancées sur les territoires du Coeur d'Hérault, du Pic Saint Loup, de l'Aire Métropolitaine. L'action s'adresse aux personnes ayant signé un contrat d'engagement réciproque (CER) et ayant exprimé une difficulté de santé empêchant une insertion sociale et/ou professionnelle, voire une difficulté d'accès aux soins et/ou de maintien des démarches de soins. L'action fait par ailleurs l'objet d'un co-financement assuré par la Communauté de Communes du Pays de Lunel.  

Les actions Action Objectif Projet (AOP) sont également menées en partenariat avec les agences départementales de la solidarité, les CCAS et CIAS sur les territoires de Services Départementaux d'Insertion  du Coeur d'Hérault (Clermont L'Hérault/Lodève), de l'Aire Métropolitaine Nord-Est et Sud-Ouest, du Pic Saint Loup  (Ganges) et de Montpellier.

L’ancrage de consultations d’écoute et de soutiens avancés liés à des parcours d’insertion socioprofessionnelle – Actions PEPS et Interface

En consolidant les trois actions d’écoute et de soutien aux parcours d’insertion professionnelle, l’une à Montpellier « Interface », située au cœur d’un quartier Politique de la ville (Cité Gély, Gambetta), l’autre « PEPS » à Lunel (PLIE Est Héraultais, et Agde/Pézenas PLIE Hérault Méditerranée), via voltaire continue son engagement dans le champ de l’insertion socioprofessionnelle ; le domaine de l’emploi étant au cœur des préoccupations des personnes, ce qui amène l’équipe de via voltaire à étayer et soutenir la démarche d’insertion professionnelle dans la clinique de la précarité mise en œuvre à via voltaire

Dans le cadre du PRAPS (ARS – Agence Régionale de Santé - ), via voltaire mène des actions de prévention, de médiation, de resocialisation et prend en charge les personnes en situation de précarité sociale, présentant des troubles liés à une infection VIH et/ou de VHC, souvent compliqués par des addictions majeures.

De façon plus globale et généraliste, via voltaire accueille des personnes vulnérables socialement et bénéficiaires des minima sociaux (hors RSA) et/ou sans revenus : personnes en état de vulnérabilité chronique (diffuse ou avérée), en situation d'addiction, en précarité avancée ou en isolement social majeur. Les interventions de via voltaire ont pour but de prendre en charge la souffrance psychologique, de faciliter l'accès aux services médicaux et sociaux de proximité et d'impulser un travail de prévention. Dans le cadre de cette mission via voltaire assure également un accueil d'urgence pour des personnes en état de crise.

Enfin, auprès des jeunes en situation de fragilité sociale voir psychosociale, exposés à des addictions pouvant induire des passages à l'acte violents ou des mises en danger, via voltaire mène des actions de prévention, de soutien et de médiation éducative, familiale, sanitaire et sociale.

Enfin, dans le cadre des réseaux interprofessionnels, via voltaire inscrit sa pratique dans la mise en partage des problématiques rencontrées par les professionnels et le public-cible, afin d'en appréhender collectivement et de façon pluridisciplinaire toute la complexité, inhérente aux évolutions et bouleversements sociétaux (sociaux, économiques, familiaux...). Ainsi, via voltaire assure une mission d'animation et de coordination de trois réseaux interprofessionnels, sur un rythme mensuel de séances de travail :

- Les trois réseaux interprofessionnels sur le thème de la prise en charge des violences conjugales (CAF, DRDFE, FIPD), l'un sur le territoire montpelliérain, un autre sur Sète/Bassin de Thau et un troisième sur le Coeur d'Hérault, visant à harmoniser les pratiques professionnelles des acteurs concernés par le phénomène des violences conjugales et issus des champs associatifs, du droit commun de secteur, sanitaires, sociaux, juridiques, judiciaires... Il s'agit aussi de développer des réponses de territoire coordonnées et ajustées, tant à l'adresse des victimes, des auteurs que des enfants/adolescents exposés.

De la culture commune interprofessionnelle émanant du travail en réseau émerge par ailleurs une expertise à même d'élaborer et de proposer des actions et outils de formation à l'adresse des professionnels et/ou du grand public.

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